jeudi 13 janvier 2011

Une nouvelle naissance pour l'Hôtel de ville de Tana

Le 11 décembre 2010 a été inauguré en grande pompe l'Hôtel de ville de Tana reconstruit. Cette journée et celles qui ont suivi ont été l'occasion de cérémonies et de réjouissances diverses, les autorités ayant fait coïncider l'évènement avec la proclamation de la 4ème République, à la suite du référendum constitutionnel du 17 novembre dernier.


Renaît donc cet édifice initialement construit en 1935 par l'architecte Jean Henri Collet de Cantalou, à qui on doit tous les bâtiments à arcades de l'actuelle avenue de l'Indépendance.
Durant la période coloniale, 40 administrateurs se sont succédé à la gestion de la ville de Tananarive. Les 16 derniers ont exercé leurs fonctions à l'Hôtel de Ville, avant l'arrivée du premier maire malgache en 1956.




En mai 1972 les revendications des étudiants dégénèrent en un mouvement populaire contre le régime de Philibert Tsiranana, le premier président de la République malgache. Le samedi 13 mai 1972 dans la matinée les manifestants incendient l'Hôtel de ville. Durant des heures ,devant des milliers de gens, les flammes ont embrasé le ciel de la capitale sans intervention des pompiers.
Pendant 38 ans la mairie a été dotée d'un siège dans le quartier de Tsimbazaza sans aucun projet de reconstruction de l'édifice détruit. Le champ de ruines est alors converti en jardin public.


Grâce à un appui financier important de la ville de Paris, le chantier peut enfin commencer en 2008 sous la houlette de l'architecte Mamy Rajaobelina.
Le nouvel hôtel de ville n'est pas la copie conforme de l'ancien mais il en a repris l'allure générale, en conformité de style avec les immeubles de l'avenue. On peut regretter que l'aménagement d'une vaste esplanade ait définitivement supprimé la circulation tant piétonne qu'automobile devant le bâtiment, une esplanade ornée de jeux d'eau mais curieusement fermée au public par du grillage...



samedi 4 décembre 2010

La gare Soarana de Tana, une centenaire rajeunie




C'est l'architecte français Fouchard qui est à l'origine de ce monument emblématique du quartier d'Analakely. Il l'a dessiné un peu sur le modèle des gares de province françaises. Sa construction a duré deux ans, de 1908 à 1910, sur un terrain de remblayage, à l'emplacement d'une fontaine (soarana = bonne eau). Le premier train, en provenance d'Anvorano, au Nord de Brickaville, pénètrera en gare de Tana le 1er octobre 1909 : la côte Est était enfin reliée à la capitale et la bataille du rail gagnée.

Le bâtiment, construit en granit et en briques, d'une surface au sol de 1260 m² sur 15 m de hauteur, repose sur des fondations de pierre de 7 m de profondeur et sur une dalle constituée de béton et d'un maillage de poutres métalliques.

La réhabilitation de la gare s'est achevée en 2009 et désormais son hall, où sont installées quelques boutiques de luxe - inaccessibles évidemment aux porte-feuilles de la plupart des Tananariviens - accueille régulièrement diverses expositions artistiques.


Les trains se sont fait très rares dans cette gare, excepté un trafic marchandises en direction de Tamatave et d'Antsirabe et les trains touristiques (la micheline sur pneumatiques qui dessert certains week-ends Andasibe et le "Trans Lemurie Express" qu'affrète certains week-ends l'Office du Tourisme pour des excursions). La société Madarail qui gère et exploite le réseau ferré a cependant encore bien d'autres projets en vue..



samedi 16 octobre 2010

Lieux de culte traditionnel (Doany) dans l'Ampandrana.....






"Un des aspects les plus intéressants des croyances malgaches est la persistance des cultes traditionnels (Doany), malgré l'appartenance de leurs fidèles au christianisme". Ces cultes se déroulent en certains lieux, autour d'une pierre, d'un arbre, d'une source, considérés comme sacrés, souvent réputés comme sacrés, souvent connus pour abriter des "Vazimba" ou les mânes d'ancêtres.
C'est là qu'à diverses périodes, des sacrifices ont lieu "le sang ou la graisse d'une volaille servant à oindre la pierre, par exemple", des offrandes sont déposées (miel, fruits, pièces de monnaie...), "des danses et des chants accompagnés de gestes et de postures empruntés aux religions s'y déroulent...".
Les environs immédiats d'Antananarivo recèlent un assez grand nombre de lieux de culte traditionnel.

samedi 9 octobre 2010

Le popo à kaka-Pipi sur Tana


"Milles excuses d’aborder un sujet aussi trivial, mais après tout, cela fait partie de la vie, non ? Et, en fait, le sujet semble beaucoup moins tabou à Madagascar qu’il ne l’est dans bien d’autres pays. Et cela présente au moins un avantage : la fréquence des toilettes publiques, aussi bien à Tana qu’en province. Des toilettes publiques qui sont toujours payantes, et dont le prix varie selon la nature de ce qui s’y passe : en règle générale, un écriteau affiche noir sur blanc les tarifs : pipi : 50 ariary, caca : 100 ariary. Ce qui soulève pour moi une interrogation : pour les hommes, ok, mais pour les femmes, comment savent-ils ? C’est un sujet sur lequel ils n’ont que la bonne foi de la cliente (du moins j’espère !)."tiré d'un quotidien malgache

mercredi 6 octobre 2010

Voyage à Madagascar... via Blois

Ce blog bien silencieux depuis près de 3 mois se réveille... Entre temps, la blogueuse s'est baladé entre Provence, Savoie et Touraine. C'est à Blois que Madagascar l'a rattrapée, précisément chez ce libraire-cafetier au sourire heureux...

Ne pas manquer de rendre visite à sa librairie-bar "Liber-thés", si d'aventure, cher lecteur hypothétique de ces lignes, vous passez dans le coin (c'est dans la grande avenue qui prolonge vers le sud le pont principal sur la Loire, le quartier s'appelle Vienne). Nul doute que vous serez reçu chaleureusement, que vous pourrez y siroter votre boisson préférée, voire y grignoter quelque pâtisserie, et dénicher un livre intéressant. Plus de place dans vos bagages ? Aucune excuse. Vous ferez comme nous : un paquet avec tous vos achats déposé au bureau de poste tout proche, d'ailleurs les postières y sont charmantes et très serviables

Notre découverte ? Le célèbre ouvrage de Louis Catat "Voyage à Madagascar". Qui était Louis Catat ? Chargé d'une mission scientifique, le Dr Louis Catat débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu'à la fin de l'année suivante pour «élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d'une manière générale, faire connaître cette grande île.» Mission menée à bien dans un périple d'environ 8000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l'est par la « route de Radama », le nord et l'ouest en traversant l'île dans toute sa largeur jusqu'à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.

Si vous n'avez pas la chance de disposer comme moi de ce beau livre, rien de plus facile pour le lire puisqu'on le trouve numérisé par la Bibliothèque Malgache ici (merci Pierre Maury !)