dimanche 25 avril 2010

Fruits d'avril

Contrairement à ce que ce blog pourrait laisser penser, on ne mange pas que du riz à Madagascar. Sur les hauts plateaux la terre est généreuse, comme le prouvent ces quelques images de fruits prises au cours de notre balade dominicale.

La grenade, un fruit dont la forme est si belle, mais que je ne mange pas si volontiers à cause des multiples pépins. En Grèce la grenade symbolise la profusion et la richesse, et c'est pourquoi on la rompt sur le seuil de la maison pour le Nouvel An. Jolie tradition qui n'a rien à voir avec Madagascar, mais qui me rappelle Athènes !

Les goyaviers nous ont paru bien chargés, et la récolte qui commence sera fructueuse. J'aime le parfum de la goyave, j'adorais les gros gâteaux fourrés à la confiture de goyave que j'achetais dans une pâtisserie de la rue Victor Hugo à Fort-de-France. Joli souvenir qui n'a rien à voir avec Madagascar !

Peut-être difficiles à identifier sur la photo ci-dessus, les kakis en train de mûrir. Un pur délice qu'on déguste à la cuiller. J'ai aussi en mémoire un souvenir de kaki qui n'a rien à voir avec Madagascar, mais je le garde pour moi !

Cette énorme chose n'est pas le fruit de l'arbre à a pain, avec lequel il a un air de famille, mais le fruit du jacquier. Je suis bien incapable d'en dire plus sur ce sujet...

L'ananas, tout le monde connaît, mais sa saveur sur place est incomparable...

Dernière image, celle d'un pamplemoussier, dont les fruits ne sont pas encore mûrs.

Et puis, un tour dans notre cuisine pour compléter ce panorama des fruits de fin d'été. On y trouve aussi des bananes (il y en a toute l'année), des pommes, des ramboutans (un genre de litchee qu'on mange aussi en Guyane), une papaye...

Voilà de quoi faire rêver ceux qui sortent de l'hiver alors que nous allons y entrer...

lundi 22 mars 2010

Travaux dominicaux

Le long de notre chemin (une randonnée de 16 kms à partir de Ambohidrabibi) quelques rencontres de personnes bien laborieuses pour un dimanche, un jour normalement plutôt consacré à l'église (aux églises) qu'au travail. Mais nécessité fait loi...

Le travail de préparation du sisal qui servira à fabriquer des cordes
:


Le lavage et le battage des broderies sur les bords de la rivière:



Et lui, je sais pas ce qu'il va chercher avec sa brouette, mais il y va avec le sourire... du dimanche

dimanche 14 mars 2010

Le Madagascar du Cameroun

C'est l'adorable et talentueuse chanteuse camerounaise Kareyce Fotso qui nous l'a appris lors de son concert vendredi soir à Tana : il existe un quartier de Yaoundé qui porte le nom de Madagacar.

Effectivement le site bonaberi.com nous indique que "ce nom est d’origine coloniale en ce sens que ses promoteurs sont des tirailleurs provenant de l’île de Madagascar qui accompagnaient les colons dans leur exploration. Les colonisateurs auraient exproprié le terrain aux autochtones au lieu dit Azegue pour la construction d’un camp de fonctionnaires qui a d’abord abrité les travailleurs malgaches. Ce camp par rapport aux cases traditionnelles situées à son voisinage était « très bien construit et modernisé. C’était un îlot de bonheur dans un monde de misère » d’où le nom de l’île de Madagascar donné à cette construction « moderne »."

Qui nous enverra une photo du Madagascar camerounais ?

samedi 6 mars 2010

Le cabinet singulier du Professeur Rakotolemurherherr

C'est dans la belle gare de Tana dont la rénovation a été récemment achevée que se tient une exposition délirante qu'il ne faut en aucun cas louper - bon, à condition d'être sur place, je vous l'accorde.
On la doit à un groupe d'artistes : Myriam Mersch plasticienne installée à Madagascar et connue sous le pseudo de Sexy Yéyé Expedition, Frédéric Viala et Anne Deguerry qui travaillent le papier.

On y découvre le cabinet de curiosités du Professeur Rakotolemurherherr, savant bien connu, spécialiste attesté de lémurhologie. L'exposition reconstitue l'esprit des lieux de travail et des éléments de la vie du Professeur, à partir de fragments retrouvés et réorganisés.

Ci-dessous une pièce rarissime : un squelette d'hippopotame nain

Un autre spécimen intéressant : le leprodocus indriadé équinoxéphale "Bililoha" :

Et ce charmant lémurien géant : Darafilemurus hybride transcendogénique (Gidrobe safiotra) :

Pour finir cette petite visite le caméléomobile, moyen de transport utilisé par le Professeur pour ses déplacements sur le réseau ferroviaire de Nuova Lemuriatus.

On passe vraiment un bon moment dans cet univers imaginaire plein de détails tous plus amusants les uns que les autres, où tout est reconstitué avec des matériaux locaux. Ne pas manquer enfin de s'intéresser au matériel scientifique du Professeur et à ses archives.